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Le patrimoine catholique oriental : Chapelle Saint-Georges des Roumains

10/01/2017

À l'approche de la journée du patrimoine oriental à Paris le 21 janvier prochain, nous vous proposons une série découverte des églises et des communautés orientales à Paris. 4ème épisode de notre série avec la Chapelle Saint-Georges des Roumains, église Grecque-Catholique Roumaine.

En 1948, l’Eglise gréco-catholique Roumaine est supprimée par les autorités communistes en Roumanie. Le 38 de la rue Ribéra, ancienne ambassade, devient un refuge pour les étudiants et prêtres gréco-catholiques ayant pu échapper à a persécution. La paroisse Saint-Georges est créée en 1954.

Le chef d’œuvre de la Chapelle est l’Evangéliaire avec une couverture en métal doré représentant la résurrection de Jésus et les autres évangélistes, ensemble avec d’autres icônes dorées ou revêtues d’argent. L’iconostase et ses icônes sont réalisés dans le style traditionnel roumain, rappelant les églises peintes de Transylvanie, patrimoine de l’Unesco : à la droite de la porte centrale se trouve l’icône du Christ Pantocrator siégeant sur son trône, et gauche, la Vierge à l’Enfant, ainsi que Saint-Georges.

  • 38 rue Ribéra. Paris 16 – Métro Jasmin

Le saviez-vous ?

L’Eglise Grecque-Catholique Roumaine est une Eglise orientale catholique qui exprime sa foi selon le rite byzantin. Unie à Rome depuis 1698, elle est devenue en 2005 une Eglise Archiépiscopale Majeure.

 

Historique

L’Église gréco-catholique roumaine trouve son origine dans le synode convoqué par le métropolite Atanasie Anghel d’Alba Julia, en 1698, pour discuter de la reconnaissance de l’autorité du Pape de Rome. L’acte d’union est signé par la totalité du synode.
250 ans plus tard, le 1er décembre 1948, l’Église gréco-catholique est mise hors la loi par le gouvernement communiste avec l’accord tacite de l’Église orthodoxe roumaine. Les évêques, un grand nombre de prêtres, de moines et de fidèles sont exécutés ou emprisonnés. En décembre 1989, le communisme s’effondre en Roumanie et après 41 ans de clandestinité l’Église gréco-catholique roumaine sort des catacombes. Elle a bien du mal à recouvrer ses biens. En 2007, sur les 2000 églises confisquées en 1948, elle en a récupéré seulement 152. Le 16 décembre 2005, Benoît XVI élève l’Église métropolitaine gréco-catholique roumaine au rang d’archevêché majeur d’Alba Iulia et Fagaras des Roumains.

Le 16 décembre 2005, Benoit XVI a élevé l’Église métropolitaine gréco-catholique roumaine au rang d’Archevêché majeur et S.B. Lucian Muresan à la dignité d’Archevêque majeur d’Alba Julia et Fagaras des Roumains. Il a été créé Cardinal en février 2012.

L’Église compte environ 700 000 fidèles (Roumanie et diaspora).

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