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Une semaine au camp Beit Sahour avec Philippine et Louis

17/08/2018

Philippine, volontaire un an avec l'Œuvre d'Orient et la DCC, occupe un poste d’adjointe au directeur du Home Notre Dame des Douleurs à Jérusalem et Louis, également volontaire un an, est l’adjoint du Directeur des écoles du Patriarcat Latin de Jérusalem.

Camp Beit 1

Camp Beit 1

Camp Beit Sahour 9-15 juillet 2018

Suite à un appel combiné du réseau Barnabé et de l’Œuvre d’Orient, Louis et moi avons accepté de prendre en charge l’organisation d’une semaine de « camp en français » dans une école du Patriarcat Latin à Beit Sahour (banlieue chrétienne de Bethléem). L’objectif de ce camp est de sortir l’apprentissage du français du cadre scolaire et de le rendre plus amusant. Bien que très encouragé par Anton, le directeur de cette école, soutenu par Marianne (franco-palestinienne professeur de français à l’école), l’apprentissage du français n’est plus une priorité pour ces communautés palestiniennes qui voient forcément plus d’intérêt à parler anglais, voire hébreu en premier lieu.

Grande première dans cette école, nous avons rencontré plusieurs fois le directeur de l’école et les deux professeurs de français pour préparer au mieux ce projet. Nous avons convenu de prendre en charge une trentaine d’enfants âgés de 8 à 12 ans. Nous avons pu récupérer plusieurs archives de camps fait dans d’autres écoles de Palestine et de Jérusalem pour nous aider à construire la semaine. L’organisation de ce camp fut un exercice difficile et fastidieux en parallèle de nos missions*, mais l’enthousiasme de Marianne (professeur de français de l’école) ou Anton nous ont poussé à faire le mieux possible. Nous avons été rejoints par Eléonore et Louise, arrivées spécialement de France pour cette semaine, Victoire, bénévole pour l’été à Bethléem, Antoine en vacances dans la région pour deux semaines et Brennon, qui travaille à l’Arche avec Louis. Et pour servir d’assistants traducteurs, des jeunes du lycée rattaché à l’école sont venus nous donner un coup de main également (appelés leaders).

Nous nous sommes tous retrouvés la veille du camp pour faire connaissance, revoir ensemble le planning et le déroulé de la semaine.

Impossible pour nous de passer inaperçus à Beit Sahour, nous avons été annoncés par le prêtre de la paroisse à la messe et étions logés dans la famille d’une professeure de l’école. Le camp a commencé lundi 9 juillet, nous avions rendez-vous à 8h30. Nous avons instauré une sorte de rituel matinal pour commencer la journée tous ensemble : en cercle, nous commençons par réciter un Notre Père tous ensemble. Puis chacun se présente en français en essayant de rajouter chaque jour une nouvelle phrase. Nous faisons ensuite un jeu tous ensemble « (le facteur n’est pas passé », « tomate », « accroche-décroche ») pour se dégourdir. Les enfants ont été séparés en trois équipes pour la semaine et la matinée était organisée en trois activités d’équipe (ludique, créative, sportive), puis une dernière tous ensemble pour clôturer la journée.

Grâce à des jeux comme le memory, le pendu ou le pictionnary nous avons pu renforcer et étoffer le vocabulaire des enfants sur des thèmes simples du quotidien (fruits en légumes, sport, famille…). Coupe du monde oblige, nous avons consacré une journée au football : tournoi par équipe, memory sur le thème du sport, tentative de leur apprendre « Aller les bleus », confection de panneaux pour encourager notre équipe nationale…enthousiasme partagé par tous !

Les parties du corps et les couleurs ont été largement intégrés grâce au jeu du Twister, les ingrédients de base de la cuisine aussi avec l’atelier crêpes.

Il nous a fallu redoubler de créativité, de patience et d’ingéniosité pour garder nos élèves intéressés et disciplinés durant les activités. Pas vraiment intimidés et pas forcément très habitués à obéir sans tergiverser, ils nous ont épuisés et nous étions contents de finir les journées à 13h pour se reposer et se balader plus tranquillement l’après-midi. Leur énergie et leur besoin d’attention nous ont beaucoup touchés. Nous les avons sentis fiers à chaque nouveau mot appris (et retenu d’un jour sur l’autre) et à chaque nouvelle phrase bien formulée en français. Inversant parfois les rôles, les enfants nous ont (presque) appris le Notre Père dans leur langue et nous ont fait jouer au téléphone-arabe en arabe (pas facile !).

La semaine a été très riche de rencontres et de découvertes, autant pour eux que pour nous. Nous avons eu une visite guidée en voiture des alentours de Beit Sahour par Anton, fait le tour de Bethléem avec les Leaders, été invités à la demande en fiançailles de la fille du directeur, reçus dans les familles des enfants pour le déjeuner après la messe…

Nous avons finalement le sentiment d’avoir plus reçu que donné, mais nous sommes fiers du travail accompli et avons espoir de n’être qu’au début d’une belle initiative et d’inscrire le camp d’été à Beit Sahour dans la durée.

Nous remercions particulièrement Anton et Marianne pour leur disponibilité et leur soutien tout au long de la préparation du camp et pour leur accueil chaleureux dans leur communauté.

Ils se joignent à nous pour vous remercier, l’Œuvre d’Orient et le Réseau Barnabé, pour avoir rendu possible cette semaine.

Le camp était organisé par le réseau Barnabé.

 

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