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Ukraine : Aide et soutien psychologique à Kharkiv

Période d’exécution : 1er juillet 2026 – en cours

Budget alloué : 23 940€

Ce projet a été mené avec la collaboration d’EMMAUS à Kharkiv, il a permis :

  • d’accompagner 40 familles dévarorisées
  • d’organiser 10 groupes de soutien psychologique pour les jeunes
  • d’assurer des cours d’alphabétisation et des cours fondamentaux
  • d’animer des ateliers sur les compétence de la vie quotidienne
  • d’organiser des évenements, des rencontres

Pourquoi ce projet ?

Nous souhaitons faire brièvement le point sur la situation actuelle à Kharkiv, où Emmaüs continue d’accompagner des familles et des jeunes en situation de handicap.

À l’approche de l’hiver, nous nous préparons déjà aux défis supplémentaires que cette période pourrait engendrer. L’hiver est toujours une période particulièrement éprouvante pour les familles que nous soutenons : les coûts de l’énergie augmentent, tandis que les attaques répétées contre les infrastructures énergétiques ukrainiennes peuvent laisser les familles privées d’électricité et de chauffage pendant de longues périodes. L’hiver dernier, dans le cadre de notre suivi individualisé, nous avons apporté une aide ciblée, notamment en fournissant des batteries externes, des couvertures chaudes (y compris électriques) et des appareils de chauffage.

La situation sécuritaire à Kharkiv s’est également dégradée ces dernières semaines, avec une intensification des attaques sur la ville, touchant notamment des immeubles résidentiels et des infrastructures énergétiques essentielles. Nos activités se poursuivent dans le sous-sol du centre Emmaüs — qui fait office d’abri officiel —, ce qui nous permet d’offrir un espace sécurisé aux participants. Parallèlement, nous restons pleinement conscients qu’en dehors du centre, les familles et les jeunes que nous accompagnons continuent de mener leur vie quotidienne dans une ville régulièrement visée par des attaques.

Une autre préoccupation, devenue plus manifeste cette année, concerne l’impact de la guerre prolongée sur le bien-être émotionnel des jeunes que nous suivons. Pendant plusieurs années, les parents ont réussi à préserver autant que possible la stabilité et le confort de leurs enfants. Cependant, après plus de quatre ans de guerre, beaucoup de jeunes commencent à en ressentir les effets de manière plus directe. Des parents nous ont récemment confié que certains jeunes présentent des symptômes de dépression et font état d’une fragilité émotionnelle accrue.

En tant qu’équipe, nous réfléchissons donc non seulement à la manière de poursuivre nos activités éducatives et psychologiques habituelles, mais aussi aux formes de soutien complémentaires que nous pourrions proposer. L’une des pistes que nous étudions actuellement consiste à organiser, durant l’hiver, de courts séjours pour les jeunes et leurs mères, en les emmenant pour quelques jours dans des régions plus sûres d’Ukraine. Nous estimons que la possibilité de quitter temporairement Kharkiv, de se reposer et de reconstituer ses ressources émotionnelles pourrait s’avérer particulièrement précieuse durant la difficile période hivernale.

Soutien psychologique

Pour mères et personnes en situation d'handicap

« Dans mon travail auprès des mères, je constate clairement à quel point elles ont l’habitude de tout porter sur leurs épaules. À cause de la guerre, du stress permanent et des difficultés spécifiques auxquelles sont confrontées les familles qui élèvent des enfants en situation de handicap, les femmes finissent souvent par se consacrer entièrement à leur rôle de mère. Elles pensent aux soins, à l’éducation, au quotidien et à la sécurité de leur enfant, et se posent très rarement la question : « Et moi, alors ? De quoi ai-je besoin ? »
C’est pourquoi, lors de nos rencontres, j’ai voulu créer un espace où elles pourraient faire une pause et sentir qu’elles aussi méritent de l’attention, du soutien et des mots bienveillants.»

L'accompagnement social

Ce processus comprenait un premier entretien visant à identifier les besoins de la famille, à recueillir des informations pertinentes sur sa situation et à définir les formes d’aide les plus adaptées. Cette étape a été suivie d’un travail individuel visant à répondre aux demandes et à relever les défis spécifiques identifiés lors de l’évaluation.

Citons par exemple le cas d’A., mère d’une jeune fille, E., atteinte d’un handicap mental, dont l’état s’est considérablement détérioré au cours de la période considérée. E. a commencé à présenter de fréquents épisodes d’agressivité, tant envers elle-même qu’envers sa mère. A. s’est tournée vers Emmaüs car elle ne savait plus quoi faire ni comment aider sa fille.
En collaboration avec la famille, l’équipe a identifié un médecin traitant adapté qui a accepté d’apporter à E. un accompagnement médical à long terme. Grâce à des actions de collecte de fonds, l’organisation a également pu mobiliser des ressources financières pour couvrir une partie des coûts du traitement de la jeune fille et de son séjour dans une clinique spécialisée.

Parallèlement, un accompagnateur est resté en contact régulier avec la mère, lui apportant un soutien émotionnel et l’aidant à s’y retrouver dans le processus de traitement et les démarches associées. Ce cas illustre le rôle de la prise en charge comme forme d’accompagnement globale et personnalisée, plutôt que d’ apporter une réponse ponctuelle,

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