Au 13 rue du Hautefeuille, dans le 6éme arrondissement de Paris, ce 4 avril 1856, un avocat, un mathématicien, un helléniste, deux historiens et académiciens et un jésuite se réunissent. Le traité de Paris a mis fin à la guerre de Crimée quelques jours plus tôt, et les cartes du monde sont rebattues. L’Empire ottoman reconnait l’égale dignité des habitants de son empire et les œuvres chrétiennes peuvent à présent se déployer.
Ainsi est née l’association qui se nommait alors : L’Œuvre des Ecoles d’Orient.
« L’Œuvre des Ecoles d’Orient est née de cet élan de sympathie qui a suivi nos soldats en Crimée. Leurs victoires, leurs souffrances mêmes avaient resserré les liens qui unissaient la France aux pays orientaux par tous les souvenirs de sa religion et de son histoire. L’Orient était ouvert à la civilisation et le sultan qui rendait aux chrétiens leurs droits de citoyens, faisait un devoir à la chrétienté toute entière de concourir à cette œuvre de régénération »